Considérant la croissance des maladies chroniques telles que le diabète et l’obésité, un grand nombre de personne est à la recherche d’aliments faibles en calories et sans ajout de sucre. L’industrie alimentaire s’est donc empressée de développer de nouveaux produits en retirant le sucre partout ou elle en avait jadis ajouté, sous l’excuse de toujours penser à notre santé.
Nous consommons de plus en plus de produits contenant des substituts de sucre qui ne sont pas toujours une alternative sans risque. Un substitut de sucre, appelé aussi édulcorant est un composé naturel ou synthétique qui n’apporte aucun ou très peu de glucides à notre organisme, tout en ayant un certain goût sucré, au contraire du sucre lui-même. Il n’apporte aucune modification à notre taux de sucre sanguin puisque notre corps est incapable de le métaboliser. Il existe actuellement sur le marché plusieurs substituts au sucre qui peuvent jouer bien souvent entre sécurité et risque pour la santé.
Le substitut de sucre le plus commun est certainement l’aspartame. On le retrouve principalement dans les produits Sweet n’ Low, Egal et Nutrasweet, mais il est également présent dans les boissons gazeuses diètes, certaines marques de yogourt et de crème-glaçée, dans les produits dits ‘’lights’’, dans les desserts, dans le chocolat et dans les produits de régimes. Il a un pouvoir sucrant 150 fois supérieur à celui du sucre. Déclaré fort probablement sécuritaire, l’aspartame est quand même tenu responsable de plus de 75% des réactions défavorables aux additifs alimentaires. Quelques-uns des symptômes associés sont : maux de tête/migraines, étourdissements, crises d’apoplexie, nausées, engourdissements, spasmes musculaires, gain de poids, irritations cutanées, dépression, fatigue, irritabilité, tachycardie, insomnie, problèmes visuels, perte d’ouie, palpitations cardiaques… etc.…
L’aspartame est constitué de deux acides aminés, la phénylalanine et l’acide aspartique. Il est formellement contre-indiqué en cas de phénylcétonurie( maladie héréditaire affectant un nouveau-né sur 17 500, qui se traduit par une incapacité de transformer un acide aminé apporté naturellement par l’alimentation), dont le dépistage est obligatoire à la naissance.
L’aspartame vieillit mal sous l’effet de la chaleur; il peut se transformer en une substance toxique nommée, la dicétopipé razine. Celle-ci se dégrade en produits cancérigènes que si elle est chauffée à plus de 150 oC. Comme la cuisson lui fait perdre son pouvoir sucrant, il y a peu d’intérêt à ajouter l’aspartame avant celle-ci. Attention de ne jamais réchauffer des produits sucrés à l’aspartame.
Le substitut le plus sécuritaire est le sucralose, mieux connu sous le nom de splenda. On l’utilise entre autre dans le yogourt, certains desserts congelés, biscuits et bonbons sans sucre. Il se vend également en vrac sur les tablettes des épiceries pour remplacer le sucre dans nos recettes maison. Toutes les recherches faites ont démontrées que le sucralose était sans danger pour la santé.
Les édulcorants peuvent aider les personnes astreintes à un régime hypocalorique car ils leur permettent de consommer des aliments sucrés (yogourt, salade de fruits…etc.…) sans trop alourdir la note énergétique du repas. Mais attention; ils ne font pas maigrir, et doivent faire partie d’un régime alimentaire sain et équilibré.
Ces « faux sucres » doivent être aussi employés avec modération, car ils peuvent entretenir le goût pour les aliments sucrés et le risque de craquer pour des pâtisseries ou des sucreries très énergétiques. En résumé, ils peuvent être utiles, mais ils ne sont pas essentiels.

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